Nevers en quelques visites récentes

Dans la Nièvre, Nevers est une ville pleine de charme dans laquelle j’étais déjà allée. Mais je n’avais pas exploré certains points et voici ceux qui m’ont le plus interpellée : l’espace Ste bernadette, la tour Bohier, les rues aux plaques de faïenciers, la table de JM Couron, le luthier C Hemery.

Des rues aux sculptures, témoin du passé

Comme dans de nombreuses villes de province, il reste quelques beaux hôtels particuliers à Nevers ; mais ce qui est amusant là-bas ce sont les panneaux, plaques commémoratives ou sculptures émergeant de certaines façades qui sont autant de vestiges témoignant du passé artisanal de la ville.

Différentes plaques commémoratives des ateliers de faïence

La rue du 14 juillet en particulier était celle des faïenciers car s’y succèdent tous les noms des divers ateliers.

L’ enseigne d’un ancien boucher

L’espace Sainte Bernadette

Figurant parmi les villes sanctuaires, Nevers vit cette année de 2019 une année jubilaire. En effet la communauté où la petite Bernadette Soubirous de Lourdes a fini ses jours, Les Sœurs de la Charité, fête les 300 ans de la mort de son fondateur, Jean-Baptiste Delaveyne. De son côté en 1844 naît Bernadette et sont aussi fêtés les 175 ans de sa naissance et les 140 ans de sa mort en 1879.

Reconstitution de la grotte de Massabielle de Lourdes à Nevers

L’espace Bernadette est devenu un important lieu de pèlerinage : la grotte de Massabielle a été reconstituée et tout un chacun peut en toute simplicité prier la Vierge. De plus, le corps demeuré intact de la sainte est exposé dans une châsse de verre ; d’où un recueillement normal et nécessaire autour de Bernadette.

Vue sur la Loire de la Tour Bohier

La Tour Bohier

La tour Bohier (de la cathédrale) nécessite un RV car elle n’est pas ouverte en permanence, des dégradations ayant eu lieu dans le passé. Passez à l’arrière de la cathédrale, une petite porte presque camouflée rend l’ascension déjà mystérieuse, prenez votre souffle pour 285 marches à monter et à descendre. Mais en haut des 52 mètres, quel spectacle : entre les faciès rigolos ou fantasmagoriques des gargouilles, une vue à 360 °avec les doux méandres de la Loire et la ville qui s’étend à vos pieds.

Vue sur les gargouilles

A l’intérieur de ce chef d’œuvre du gothique flamboyant proche de la parisienne tour St Jacques, plus d’une quarantaine de sculptures de personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament ainsi protégée des intempéries et du vandalisme.

Un homme passionné, le luthier Cyrille Hemery

 

Au détour d’une ruelle, j’entraperçois de belles salles superbement restaurées avec des voûtes romanes. Je passe le nez et découvre l’atelier de lutherie de Cyrille Hemery. Depuis 45 ans ce passionné des instruments à cordes est à leur chevet tel un médecin de campagne des temps anciens. Ici un violon bien mal en point, la un alto et gisant par terre une mandoline.

Monsieur Hemery créant un instrument, un violon.

Quel étonnement et merveille quand je vois cet artisan tout ému prendre une lira da braccio et m’offrir un moment de pure musique de renaissance italienne. Hemery avait totalement créé et façonné l’instrument de A à Z en le reconstituant d’après un tableau ancien.

La table de Jean Michel Couron

Voilà un chef qui en plus de technique a le sens de l’esthétique non seulement dans l’assiette mais aussi dans le cadre-décor de son restaurant. En effet, le lieu, un ancien cloître du 14 ème siècle, a été entièrement revu, rénové dans une veine contemporaine qui sied parfaitement à l’épuré et l’austérité quasi spirituelle des voûtes d’ogives gothiques sous lesquelles j’ai pu déjeuner récemment.

Betterave et fromage frais de chèvre

Afin de ne pas m’endormir l’après midi sur mon travail, j’ai opté pour le menu à 37 € qui « tenait déjà fort bien la route ».

A la compotée de lentilles, poivrons et pâte d’olives, j’ai préféré la mousse de betteraves, chèvre frais et magret de canard séché, pesto maison à l’ail des ours.

Une belle entrée fraîche et douce pour les premiers jours de l’été avant d’attaquer le relevé d’un cabillaud rôti au paprika fumé. Pour contrecarrer l’épice, un œuf cassé et des copeaux de Cantal apportaient gras et filant.

Cabillaud rôti au paprika

Pas le temps de s’attarder sur les fromages accompagnés de salade, car l’heure tournait et j’avais demandé au chef un déjeuner en 1 h chrono, temps qui fut parfaitement et louablement respecté !

Pour finir en douceur, une gelée de fraises et crème fouettée à la coco avec quelques pointes de curry noir et de citron confit témoignaient de l’audace du chef pour marier saveurs salées et sucrées, amères et suaves.

Fraises et coco en dessert

De manière plus classique, ma voisine avait choisi un croustillant praliné à la cardamome.

21 rue St Etienne

03 86 61 19 28

toutes infos sur www.nevers-tourisme.com et www.nievre-tourisme.com

En ouverture une salle du musée des faïences

Certaines photos fournies par l’office de tourisme de la ville

A quelques kilomètres de Nevers, la fabrique Guy de Jean

Parapluies et ombrelles Guy de Jean

Un autre sujet sur la ville de Nevers

Le verre émaillé : un art méconnu et perdu

Le musée de la faïence de Nevers

 

Nevers : la faïence

2 Comments
  • De Rambuteau Valerie
    Répondre 21 juin 2019at09:14

    Très bel article Marie Laure ! la prochaine fois arrête toi chez nous à 20 kilomètres ! J’ai été une fois dans ce restaurant et tu m’as donné envie d’y retourner au plus vite !

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