Poitiers en quelques clochers et adresses gourmandes

Ville et Pays d’Art et d’Histoire, Poitiers, la ville aux 100 clochers, mérite un week-end de découverte et de visites : art roman et gothique poitevin, réalisations architecturales du Second Empire, fabrique artisanale de parapluies et adresses gourmandes …..

L’église St Porchaire

Peu courante cette église étonne : une situation coincée entre les bâtiments-boutiques de la rue, un beau porche-clocher du XI ème siècle, des chapiteaux du portail sculptés d’animaux et de Daniel entre des lions, trois cloches qui sonnent les liturgies et dont l’une, Anne, aurait été fondue en 1451 pour l’université de la ville, une double nef atypique, un retable baroque de 1680 avec le Christ entouré des 4 évangélistes et de 2 anges.

Eglise St Porchaire: une des 3 cloches

De St Porchaire on ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’il vécut au VI ème siècle et que son indulgence, sa bonté pour tout un chacun furent telles qu’il fut très vite reconnu comme saint et que sa tombe et ses reliques devinrent un lieu de pèlerinage.

Façade de l’église St Porchaire

Le baptistère St Jean

Silhouette insolite avec un volume central quadrangulaire, ce bâtiment remonte pour certains éléments au V ème siècle, car le christianisme se diffuse dans la région dès le 4 ème siècle avec Hilaire (prénom répandu dans le pays) comme premier évêque.

Bien sûr le baptistère a subi des remaniements jusqu’au XI ème siècle ; mais il reste l’un des baptistères les plus anciens et conservés en Occident.

Le baptistère St Jean : un des mieux conservés de l’Occident

Vendu comme bien national il a échappé à plusieurs destructions avant d’être enfin protégé et restauré.

Proche des bains d’une maison antique à la romaine, le bassin central ressemble à une ‘piscine’ car on y pratiquait les baptêmes par immersion.

Comme écrin à cette ‘piscine’, un monumental décor roman d’arcs, de colonnes et de chapiteaux agrémenté de peintures romanes du XI ème avec le Christ recommandant à ses douze apôtres d’aller baptiser et évangéliser.

Attention à bien se renseigner sur les horaires d’ouverture de ce bâtiment souvent fermé.

Notre Dame la Grande

Vous ne pourrez pas la rater : elle est un centre névralgique de la vie locale étant sur la place du marché.

Cette église est saluée comme un des joyaux de l’art roman en particulier dans le style poitevin.

Eglise Notre Dame la Grande

Sa construction date du XI ème siècle et il vous faut admirer et regarder en détail la façade très finement sculptée. Cherchez les diverses scènes qui illustrent certains épisodes de la bible.

D’un seul niveau et tenant, l’intérieur est proche d’une grande halle.

Non religieux les motifs peints sur les piliers et la voûte sont étonnants, car ils sont de simples motifs géométriques.

Si vous venez à Poitiers en été ou autour de Noël, ne ratez pas les illuminations de la façade qui se pare de polychromies proches de ses couleurs originelles.

La cathédrale St Pierre

Elle est ‘l’église’ en toute majesté et grandeur à cause de son imposante stature.

Façade de St Pierre : on accède à l’église et au choeur en descendant des des escaliers

Démarrant en 1160 sous Henri II Plantagenêt, l’édifice est fini d’être achevé en 1379 ! D’où un certain mélange des genres architecturaux : quelques restes romans et la majeure partie gothique, des autels baroques provenant d’abbayes et de couvents de Poitiers, une verrière des XII et XIII ème siècles, un orgue très réputé pour ses sonorités car construit par le facteur du roi François-Henri Clicquot. On dit que pendant la révolution l’orgue fut sauvé de la rage anticléricale car l’organiste a entamé la Marseillaise, ce qui a satisfait les ‘sans-culottes’.

Près de 900 m2 de peintures murales réalisés en un siècle de 1200 à 1300 constituent par leur précision, l’emploi de pigments précieux un trésor de l’art gothique.

Autel baroque et vitrail de St Pierre

On descend dans cette cathédrale par de nombreuses marches intérieures, ce qui est peu fréquent.

L’église Ste-Radegonde

Comme l’édifice associe art roman et gothique, vous viendrez ici pour le seul tombeau de la sainte située en contrebas dans la crypte.

Elle est célèbre car elle a fondé le premier monastère féminin de la ville au VI ème siècle.

La salle des pas perdus

Si les travaux de réaménagement sont finis vous aurez peut-être la chance d’y pénétrer. En effet l’ancien Palais des Comtes de Poitou et Ducs d’Aquitaine édifié par Aliénor d’Aquitaine entre 1194 et 1204 était devenu le palais de justice de la ville. Aux yeux de tous, les prévenus poignets menottés accédaient à cette cour d’appel, ce qui était gênant pour la confidentialité ; d’où un changement probable d’affectation.

Le palais de justice où demeure une belle salle des pas perdus

Vue sur vidéo seulement la grande salle aux trois foyers de cheminée et à la voûte-charpente boisée sera, on le souhaite, préservée.

Hôtel de ville et préfecture du XIX ème siècle

Voilà deux réalisations du Second Empire qui veulent témoigner de la puissance étatique au XIX ème. Référence aux grandes figures du passé pour l’un, briques et pierres plus des salons prestigieux pour l’autre : les deux immeubles se font face avec fierté d’un bout à l’autre de la même rue.

Quelques adresses à Poitiers et aux alentours, que vous alliez au Futuroscope ou plus loin sur le département ….

1 ) L’Hôtel Mercure en centre-ville de Poitiers

La salle à manger du restaurant Les Archives

Edifiée en 1852 la chapelle jésuite du Gésù a été progressivement désaffectée pour devenir un centre d’archives départementales, puis un hôtel Mercure en 2012.

Le bâtiment est superbe : une salle à manger qui doit être l’ancienne nef de l’église avec une impressionnante hauteur de voûte, des croisées d’ogives. Certaines chambres reprennent les éléments architecturaux gothiques des chœurs d’église : fenêtre en ogives, rosaces sculptées en un style épuré. Le béton blanc est égayé par des tonalités douces, chaleureuses, lumineuses, conférant à l’ensemble une sérénité quasi spirituelle.

Une des plus belles chambres au dessus de la nef, la 422 du Mercure

50 chambres au 14 rue Edouard Grimaud

Tél 05 49 50 50 60

Restaurant Les Archives au 05 49 30 53 00 dans cette même ancienne chapelle.

2 ) Auberge Au Cul de Paille

Ce lieu atypique et vintage est probablement le meilleur rapport qualité : prix de la ville avec un menu à 16 € pour des crevettes sauce cocktail, des lasagnes au bœuf et un financier aux fruits rouges.

3 rue T Renaudot

05 49 41 07 35 (réservation conseillée)

3 ) François, un fabricant artisanal de parapluies

Depuis 4 générations et 1882, François Frères fabrique lui même des parapluies. Tissus solides, baleines, poignées en corne ou bois précieux : tout est fait main et 100 % made in France : aux antipodes des ‘pébrocs’ chinois qui se retournent au plus petit coup de vent.

La maison François Frères fabrique des parapluies artisanaux, français depuis 1882

137 Grand’rue

05 49 41 18 77

4 ) Les Orangeries

Cheesecake aux asperges de l’hôtel et restaurant Les Orangeries

Un charmant hôtel avec piscine dans une maison de famille totalement restaurée avec goût ; un choix volontaire bio pour la table et éco responsable pour la consommation d’eau dans les salles de bain.

Excellent repas gastronomique à 3 plats à 37, 50 € (cheesecake aux asperges et tartare de St Jacques, merlu et purée de panais pommes nouvelles et champignons sauce ponzu, pavlova aux fruits de saison)

12 av du Dr Dupont

86 320 Lussac les Châteaux

05 49 84 07 07

5 ) Le spa du Château de Dissay

Le château d’Issay

Encore en cours de restauration, le château de Dissay est superbe (ensemble du XV ème siècle qui fut la résidence des évêques de Poitiers) et en passe de devenir un 5 étoiles.

En revanche, situé dans une annexe de la propriété, le spa de plus de 430 M2 dispose d’une belle piscine, de plusieurs cabines de soins, d’un sauna et d’un hammam. A tester pour un protocole Phytomer ou Maria Galland.

La piscine du spa de Dissay

111 place Pierre d’Amboise

Divers protocoles de soins au spa de Dissay

 

 

86 130 Issay

05 49 11 11 11

 

Toute info à l’office de tourisme, 45 place Charles de Gaulle 05 49 41 21 24 et www.ot-poitiers.fr

www.tourisme-vienne.com

Certains visuels fournis par l’office de tourisme de la ville et celui du département de la Vienne

en ouverture d’article détail du vitrail du Christ de la cathédrale St Pierre

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre article sur la Vienne

Le seul thé français : Compagnie Coloniale

 

 

 

 

 

 

1 Comment
  • Bertie
    Répondre 9 mai 2019at14:15

    Excellent article est très intéressant
    bravo

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