Hommes : Au secours, j’ai moins de tifs sur le caillou !

Chute occasionnelle, aigüe ou calvitie plus prononcée : la perte des cheveux est un problème réel pour les hommes ; mais en aucun cas une fatalité. Explication du phénomène et remèdes possibles afin que la question soit moins tabou ; car pour certains avoir moins de tifs leur prend la tête.

Dans le miroir, les femmes guettent l’apparition de la première ride ; les hommes eux sont obsédés par les premiers fils argentés dans leur chevelure mais surtout par la perte de densité de celle-ci. Du cheveu fragilisé à la chute puis à la calvitie, le pas est vite franchi entrainant divers facteurs et problèmes psychologiques et comportementaux.

Certains hommes perdent leurs cheveux dès 20 ans, 30 % de la population masculine est touchée à 30 ans, 40 % à 40 ans et presque 80 % quand la soixantaine est atteinte. Largement répandue en France, la chute des cheveux est néanmoins souvent fort mal perçue, car l’homme de 2013 a beaucoup évolué sous la pression de l’environnement professionnel et des médias.

Les nouveaux codes de la masculinité

L’homme minimaliste des années 1990 a consacré « la boule à zéro » et les premiers people à l’avoir adopté (l’acteur réalisateur Jean Marc Barr et le sportif Fabien Barthès) ont entraîné Monsieur Tout le Monde à se raser totalement la tête. Encore faut-il en avoir une belle !… Et un beau crâne cela n’est pas donné à tout le monde ! Depuis quelques années, la déferlante rock remet au goût les ébouriffages punk et les longueurs Beatles. Avec force lotions, cires, gels, les adolescents structurent à l’infini leurs cheveux. Mais si les pétarades capillaires extrêmes restent l’apanage des gamins, les hommes ont aujourd’hui envie de laisser pousser leurs cheveux. Après la vague des torses libres et des visages glabres, retour aux barbes drues et aux cheveux longs : l’homme de Cro-Magnon ferait-il son come back ?

Pas nécessairement, mais avoir des cheveux denses et en bonne santé est primordial. En effet, dans la société actuelle, pour rester « in » et surtout conserver son emploi dans un monde en pleine évolution et crise, l’homme doit être non seulementefficace professionnellement, mais avoir aussi un teint frais, bronzé et reposé ; en deux mots être un jeune et beau gosse permanent au QI fulgurant. L’homme 2012 doit cumuler l’intelligence d’un prix Nobel au charme d’un Georges Clooney et au physique de jeune premier d’un Romain Duris ou d’un Simon Baker !! Autant dire qu’un début de calvitie est vite perçu comme le premier signe du vieillissement. Face au jeunisme ambiant, l’homme qui perd ses cheveux est un travailleur en perte de compétitivité. Chez L’Oréal Professionnel, on l’affirme clairement : si la minceur est synonyme de dynamisme et à pousser un certain François Hollande à perdre ses capitons, les cheveux révèlent la jeunesse. Tout comme la femme, l’homme est victime de la tyrannie de l’apparence. Perdre ses cheveux est une réelle source d’inquiétudes, car elle symbolise pour l’homme la perte de pouvoir, de puissance, de reconnaissance, d’aura du sexe fort. Très vite, une gêne s’installe pour se transformer par la suite en honte. Dans certaines professions où le physique est un enjeu important, la perte de chevelure peut même aller jusqu’à l’éviction sociale. A défaut de pouvoir afficher une crinière de lion, l’homme essaiera de compenser par un surdéveloppement musculaire. Mais si être un Adonis est séduisant et tentant, tout le monde n’aime pas transpirer dans une salle sur un tapis de course et encore faut-il en avoir le temps et les moyens.

Le spray de Phyto

Le spray de Phyto

Arrêtons de culpabiliser : des solutions permettent d’enrayer la chute de cheveux, mais celle-ci doit être surtout regardée avec bienveillance car elle est un facteur totalement naturel. Il est normal de perdre ses cheveux. On peut perdre entre 60 et 100 cheveux par jour, c’est là le chiffre normal, dit le docteur Christine Cazeau, dermatologue et directeur des laboratoires Pierre Fabre Dermatologie. Si la question est majeure pour vous, mieux vaut considérer le problème dès que vous aurez perdu au delà de 60 cheveux par jour.

Le cycle de vie du cheveu

Organe vivant, le cheveu a un cycle pilaire qui comprend plusieurs phases : la première est la phase anagène ou période de croissance qui dure de 2 à 8 ans, la seconde est un phase d’involution ou catagène de 4 à 6 semaines et la dernière est une phase de repos et de chute ou télogène de 2 à 3 mois. Perdre ses cheveux est donc un phénomène naturel appelé scientifiquement « effluvium physiologique » et les chutes proviennent essentiellement aux changements de saison, en automne et au printemps. Pas de panique, ni de stress, il faut le répéter, ce n’est qu’à partir de 100 cheveux tombés par jour (ou 60 cheveux si vous souhaitez anticiper le problème) qu’il faut parler réellement de chute.

Et encore les hommes ne sont pas tous égaux face à la perte de cheveux. Tout d’abord l’homme caucasien perd plus sa chevelure que l’homme d’origine africaine ou asiatique. Face à la chute de cheveux, les hommes ne sont pas tous égaux et divers facteurs conditionnent l’importance de la perte. La génétique tout d’abord qui fait que chacun possède un capital cheveux qui s’épuisera plus ou moins vite. Eric Roman, coiffeur coloriste dans le 8 ème arrondissement le confirme : « certains perdent leurs cheveux dès 20 ans, d’autres grisonnent au passage de la trentaine alors que nombre de cinquantenaires n’ont pas un reflet argent. » Ce capital génétique est source de frustration et de sentiment d’injustice. Un second facteur responsable de chute réside dans les hormones : la croissance des cheveux est sous la dépendance des androgènes, hormones masculines. La sensibilité aux androgènes est variable d’une personne à l’autre et si elle est trop exacerbée, elle favorisera la chute. Le dernier facteur enfin environnemental : stress, pollution, alcool, mauvaises habitudes alimentaires, cigarette, carence en fer, prise de certains médicaments, surmenage professionnel, traitements médicaux lourds, ect….

 

Les deux types de chutes masculines

Globalement, on distingue deux types de chutes, la chute chronique ou effluvium télogène chronique et l’alopécie andrognénétique.

L’effluvium télogène chronique est le cousin de l’aigu à cette différence près que lui dure dans le temps sans qu’on en connaisse réellement les causes. Parmi les raisons avancées, on évoque une hypo ou hyperthiroïdie, un déficit chronique en fer ou en zinc, un syndrome de malabsorption, une insuffisance rénale ou hépatique, un stress permanent. Le début du problème est violent, la chute diffuse et celle-ci se prolonge de 6 mois à 6 ans. Au cours de ces années, la chute fluctue en étant sévère puis légère.

Des facteurs vasculaires et nutritionnels sont impliqués au niveau du follicule pileux : une mauvaise vascularisation et un déficit en nutriments sont responsables du passage des cheveux de la phase anagène en phase télogène. La microcirculation doit être activée et des acides aminés soufrés apportés. Cet effuvium télogène chronique apparaît en général vers 40 – 60 ans et évolue vers l’alopécie androgénétique.

Cette alopécie doit son nom à une hypersensibilité du follicule pileux aux androgènes. A la différence de la précédente chute, celle-ci est progressive et se manifeste au niveau de zones précises et délimitées et elle est chronique. En aucun cas on assiste à une perte brutale de la chevelure, mais plutôt à un éclaircissement régulier des cheveux qui peut démarrer dès l’âge de 20-40 ans. L’alopécie androgénétique est une prédisposition héréditaire à l’hypersensibilité des récepteurs aux androgènes. Si votre père est rapidement devenu chauve, il est fort probable que vous aussi « y passiez » ! D’ailleurs les zones où les cheveux ne tomberont jamais, par exemple la nuque, sont celles où la densité en réception d’androgènes est très faible.

 

Les solutions esthétiques et médicamenteuses

Dans un premier temps et au début des chutes, on fait appel à la médecine classique et à ses techniques dites douces. Il s’agit des vitamines qui aident à la croissance du cheveu et favorisent sa repousse : la vitamine B5 qu’on trouve dans les produits laitiers, les céréales, les viandes, les fruits et légumes, les œufs, les poissons et la levure alimentaire ; la vitamine B8 présente dans les levures sèches, les levures de bières, les flocons d’avoine et les avocats. Pendant 6 à 8 semaines, ces vitamines sont prescrites par injection intramusculaire ou par voie

orale. Marques de cosmétiques se font des rentes de situation avec les compléments alimentaires capillaires : Anacaps Tri-Activ de Ducray, Oenobiol Capillaire anti-chute, Innéov Force Capillaire Homme, Vitalfan Antichute de Furterer, Saint Algue Professionnel Respect Force et Franck Provost complexe fortifiant sont parmi les produits les plus efficaces et sérieux. Ces capsules ajoutent aux deux premières vitamines les vitamines A, B et C responsables de la souplesse et de la brillance du cuir chevelu. Attention à ne pas ingérer n’importe quoi : méfiez vous des pilules miracles sans notoriété et caution scientifique qui affichent des promesses scandaleuses.

Dans un second temps, on utilise des produits plus performants pour les individus non  sensibles aux médecines douces : apport de manganèse, de soufre, de zinc présents dans certains aliments ou par prise de cachets et/ou ampoules.

L’homéopathie peut être une solution avec le Fluoricum acide 5 CH pour traiter la pelade, l’Oleander 5 CH pour éviter les démangeaisons du cuir chevelu.

Pour une efficacité supérieure, ces traitements peu lourds peuvent se doubler de la prise et pose de produits cosmétiques (aux actifs puissants de plantes le Sérum Triphasic et RF 80 de Furterer, Concentré végétal Phytolium 4 et Phytostim de Phyto, sérum revitalisant Aveda, gamme Intra Force de Redken, Dercos Neogenic, Nioxin de Procter & Gamble, Creastim de Ducray, Phytotraxil pour la chute des cheveux crépus.

Si les premières chutes ne sont pas enrayées, on passe à la vitesse supérieure avec des solutions médicales plus costaudes. Il s’agit du Finastéride et du Minoxidil qui ont fait tant parler et écrire. En 1998 est apparu le Propecia, médicament à la Finastéride. Certes il stabilisait la chute et permettait une repousse qualitative, mais le processus de chute recommençait dès arrêt de la prise médicamenteuse. De plus, prévient le Docteur Nadine Pomarède, dermatologue, il entraîne une modification de la fonction sexuelle. Un choix donc peu réjouissant : des cheveux certes, mais une perte de la libido !!!

De son côté, le Minoxidil est une lotion en application locale prescrite par un médecin et dont les effets se font sentir après 3 à 6 mois de traitement. Vendu sous différents noms (Alostil, Gerbiol, Alopexy 2%, Néoxidil), le produit est sous forme de tampon applicateur, d’ampoule ou de pulvérisateur. La dose à ne pas dépasser est de 2 ml par jour et la coût du traitement est d’environ 15 € par mois. 

Le roll-on de Kérastase

Le roll-on de Kérastase

Deux produits simples aux effets bluffants

Hair30 Professionnel est une poudre magique composée de microfibres de kératine 100 % naturelle qui vont fusionner avec vos cheveux et vont les densifier. Vous pulvérisez sur les zones dégarnies la poudre et en 30 secondes, on arbore l’effet de cheveux plus denses. 5 teintes existent et la boîte d’1 mois de durée d’utilisation vaut 59 €. La contrainte, vous l’aurez compris est de recommencer tous les matins un pschitt lequel en aucun cas ne fait repousser vos cheveux.

Kérastase Homme invente le 1er roll-on anti-chute. Hyper simple d’utilisation ; sa formule freine le recul de l’implantation capillaire, aide à stimuler la micro-circulation. La galénique sèche rapidement, le menthol apporte un effet fraicheur lors du massage du cuir chevelu par la bille. Selon le coiffeur, Hervé Duboc, « ses premiers clients sont convaincus car le cheveu est visiblement renforcé et les zones dégarnies stimulées ».

Traitements par les implants

Pour certaines alopécies, il faut en passer par là ; mais rassurez vous les techniques sont aujourd’hui rôdées et les mauvais et douloureux souvenirs historiques sont loin. En effet, les premiers essais témoignent d’une première greffe remontant aux années 1880 avec un dermatologue japonais et de tentatives d’autogreffes du Docteur Okuda en 1930. Le principe initial excision et remplacement du cuir chevelu distendu fut rapidement voué à l’échec à cause des suites opératoires douloureuses, d’une absence de vie sociale pendant plusieurs mois et de cicatrices monstrueuses impossibles à cacher.

Il faut attendre les travaux du Docteur américain Norman Orentreich en 1950 pour une popularisation des greffons par groupes de 10 à 20 bulbes chacun. Hélas la douleur était toujours présente et les cicatrices visibles.

Tout un chacun peut se rappeler de mèches à la Valéry Giscard d’Estaing piquées au devant du crâne au cœur d’une large calvitie ou de « moumouthes » extravagantes posées dans certains coins du cuir chevelu !!

Au fur et à mesure des années, la technique a évolué pour donner naissance depuis 10 ans environ aux deux techniques les plus utilisées aujourd’hui, la FUE et la FUSS. Il s’agit de microgreffes qui permettent de recréer la chevelure naturelle. Courage et confiance disait Céleste à Babar, donc sachant qu’une chevelure normale en densité compte environ 80 cheveux au centimètre carré. La méthode la plus ancienne, dite FUSS ou principe des bandelettes, consiste à prélever un fragment de cuir chevelu avec les bulbes nécessaires dans la partie occipitale du crâne. Par l’équipe médicale, les bandelettes sont fractionnées sous microscope et elles vont reproduire des micro-greffons de 1, 2 ou 3 cheveux qui vont être transplantés à l’aide de fines aiguilles. En une séance de 4 à 5 heures, on peut greffer 5 000 cheveux et couvrir la moitié du crâne. La FUE s’adresse à l’opposé de sa cousine à des personnes atteintes de légère alopécie et qui ne nécessitent que peu de greffons. On effectue un carottage autour du bulbe, on extrait les cheveux un à un et avec une fine pince chirurgicale on repique le bulbe. Durée de l’opération : 10 heures pour 1 500 cheveux.

Quand on parle aux chirurgiens plasticiens qui pratiquent ces opérations celles-ci sont indolores (cela est vrai car le patient est sous anesthésie locale), confortables (c’est vrai car le patient allongé peut écouter de la musique) et réussies à tous les coups. Là les choses se gâtent, surtout aux dires des médecins qui préconisent d’autres méthodes. Selon l’agilité et les doigts de l’équipe médicale, la douleur est plus ou moins présente. Il y a 20 ans, les gens étaient souvent « ratés » et on évoquait des termes peu élogieux de crâne « tête de poupée », « soufflé au fromage » ou « champ de poireaux ». De plus, comme les cicatrices plus ou moins bien réalisées, la profession appelait ces hommes mal greffés « les balafrés de la nuque ». Il n’en est plus rien aujourd’hui. Néanmoins la présence d’un bloc opératoire est lourde (le traitement est chirurgical), quelques traumatismes post-opératoires peuvent exister dans certains cas (démangeaisons, petits oedèmes, tiraillements) et un arrêt professionnel de 10 à 12 jours est préconisé pour la cicatrisation.

Fréquemment pratiquées ces opérations allègent le portefeuille de 5 à 6 000 € pour les bandelettes de la FUSS et de 10 000 € pour la FUE. Le bonus pour les hommes les plus patients ou l’inconvénient pour les très pressés est la repousse réelle du cheveu au bout de 3 à 4 mois seulement puisqu’on a greffé un bulbe et non pas un cheveu. Au final le traitement est cher, mais efficace, sans une trop importante éviction sociale.

Attention aux escrocs !

Les greffes précédentes doivent être réalisées par un dermatologue ou un chirurgien plasticien dans un établissement agréé. Comme c’est un acte lucratif, les charlatans sont pléthoriques et les marchands d’espoir via les publicités dans les médias et sur le net appâtent le client. Nombreux sont les pseudo chirurgiens qui ont oublié le serment d’Hippocrate et sont devenus des vendeurs commerciaux de greffes. Mieux, certaines personnes vont à l’étranger ayant été recrutés par des rabatteurs de greffes qui au passage touchent leur commission. Contre monnaie sonnante et trébuchante, on vous garantit même le meilleur greffeur qui est intervenu sur des stars du show-bizz, sur des people dont il ne peut évidemment pas donner les noms, car il est lié par le secret professionnel bien sûr ! Cette greffe à la base peu onéreuse peut l’être encore moins si vous réglez contre monnaie sonnante et trébuchante, j’entends en espèces évidemment ; ce qui rend difficile un éventuel recours si vous étiez mécontent.

La gamme Dioxin 6 pour les cheveux très clairsemés (Procter & Gamble)

La gamme Dioxin 6 pour les cheveux très clairsemés (Procter & Gamble)

Les microcylindres d’Ivari

Biologiste d’origine, Edward Ivari s’est spécialisé dans le traitement capillaire dès les années 70 suite à sa rencontre avec des jeunes ayant eu les cheveux brûlés. Il fait breveter sa technique au début des années 90 pour aider toutes les personnes souffrant de perte de densité, mais surtout de brûlures, de pelades, de pertes importantes liées à des traitements contre le cancer.

La procédure non chirurgicale consiste à poser des microcylindres, de minuscules anneaux, à la base des cheveux existants et à y introduire de vrais cheveux humains naturels jusqu’à obtenir la densité capillaire souhaitée. Au préalable on fait un examen scientifique de vos cheveux afin que la banque de données Ivari des chevelures sélectionne les cheveux les plus appropriés et ressemblants aux vôtres. L’élasticité, l’épaisseur, l’ondulation, la résistance aux produits chimiques, la couleur de vos propres cheveux sont respectées afin d’implanter des cheveux quasi identiques aux vôtres. L’avantage clé de la méthode est le choix du volume de la chevelure par rapport à son âge et son apparence physique. Cette méthode prisée en particulier par les Moyen Orientaux a une durée définitive.

Concrètement, la reconstitution prend environ 10 heures. A une densité normale de 180 à 220 cheveux par cm2 la clientèle qui choisit la méthode Ivari souhaite un effet densification de quelques 300 cheveux par cm2. Les hommes veulent passer d’une chevelure clairsemée à une chevelure dense et abondante. Ivari est de loin la Rolls des traitements pour avoir une crinière de lion.

Les deux hiatus de la méthode Ivari sont le prix de 45 à 65 000 € selon la densité souhaitée et la rente de situation pour l’établissement de la place Vendôme. Il est nécessaire de revenir au fur et à mesure des années et de l’évolution de la chute pour re-densifier à nouveau et repartir avec un nouveau volume et de nouveaux cheveux.

 

Pour les personnes en traitement de chimiothérapie

Enfin esthétique aujourd’hui, légère et souple, parfois encore un peu visible, mais nettement abordable financièrement, la perruque est de loin la solution la plus simple pour les malades atteints de cancer. La reine de la perruque en France est Any d’Avray qui est leader avec 50 % de parts de marché. Même si elle vient de vendre son entreprise au N° 1 mondial, le japonais Aderans, la créatrice restera en poste pour « coiffer » la création et la communication, car le groupe japonais, précise t’elle, « a été emballé par son côté glamour et son implication dans le monde médical ». En effet, 60 % des 7 millions du chiffre d’affaires de cette pme sont réalisés pour les unités médicales de cancérologie. Redonner confiance et espoir dans la vie est une des préoccupations majeures d’Any d’Avray qui sait à quel point le psychisme et l’apparence physique extérieure sont importants pour guérir.

Si le produit ou la solution réellement miracle existaient, ses inventeurs auraient fait fortune. Cependant, la question est de moins en moins tabou et les interventions sur le cuir chevelu plus facilement pratiquées et à un coût moindre. De leur côté, les recherches scientifiques sur le rôle des cellules souches dans la repousse des cheveux n’en sont qu’à leur balbutiement. Pour les hommes chauves, l’espoir d’un produit facile, abordable et efficace se rapproche.

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