Au Musée Rodin, la jeune sculpture : Dewar & Gicquel

Profitons des beaux jours pour aller flâner dans les allées ombragées de la rue de Varenne et revoir Rodin et découvrir Dewar & Gicquel.

Depuis le 28 mai, le musée Rodin, continuant son ouverture à l’art contemporain, accueille, dans ses jardins, un duo, un tandem, une paire d’artistes, sculpteurs de leur état, Dewar & Gicquel. Les deux compères travaillent ensemble depuis leur rencontre aux Beaux Arts de Rennes en 1997. Il est peu de dire qu’il leur est offert un écrin luxueux. Les jardins de l’hôtel Biron sont parmi les plus beaux jardins privés de Paris.

 

Dix sculptures sont disséminées derrière un bosquet, à côté d’une pièce d’eau au milieu d’un parterre de fleurs. Figures tutélaires, Les Portes de l’enfer ou Le Penseur veillent sur ces artistes qui totalisent 76 ans à eux deux. Alors que Rodin avait initié la sculpture en série numérotée, Dewar & Gicquel ont conçu des modèles uniques pour ce face-à-face par delà les années. Point de marbre ou de bronze, ils ont choisi un matériau moderne, le béton. Ils ont commencé par fabriquer un moule, ils ont coulé le béton, puis cassé le moule. En clair, pas de déclinaison possible du concept. C’est un objet original, unique qui est offert.

Allégorie

Allégorie

 

Certaines sculptures sont un peu lourdes, massives, empreintes de raideur. Elles évoquent le réalisme socialiste de sinistre mémoire. Mais au-delà de cette impression, l’humour est omniprésent. Comme un clin d’œil au prix Marcel Duchamp dont ils furent lauréats en 2012. Une création très personnelle, opportunément appelée « Allégorie », apparaît comme une suite logique à la « Fontaine » de leur génial précurseur. Leur « Idée », lièvre mille-pattes, donne envie de courir après.

Jusqu’au 26 octobre au musée Rodin 79, rue de Varenne 75007 Paris

T. +33 (0)1 44 18 61 10 M° Varenne Du mardi au dimanche de 10h à 17h45

Nocturne le mercredi jusqu’à 20h45

Billet d’entrée Jardin 2 €

Billetterie et programme : www.musee-rodin.fr

Crédit photos : Lola Pertsowsky

Texte de Marie Catherine Chevrier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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