Table Penja à Paris 7 ème arrondissement
Table Penja est un restaurant fraîchement ouvert où les plats sont métissés par des produits africains.
Quelle déception ! J’avais lu des critiques dithyrambiques – sûrement d’amis complaisants – sur ce lieu très prometteur ; donc il me fallait tester par moi-même et je n’ai pas eu le même enthousiasme que certains confrères et / ou hôtes.
Aux commandes un chef camerounais, Pierre Siewe, formé par Yves Camdeborde et ancien chef propriétaire d’un restaurant à Pigalle. Et le voilà qui s’installe dans les beaux quartiers, non loin de la Tour Eiffel et de l’avenue Rapp.
Son approche est intéressante : marier la cuisine traditionnelle aux produits et épices africaines. Mais si les idées sont bonnes, c’est l’exécution et le dosage qui pêchent par excès d’épices le plus souvent. Trop d’épices tue le produit qu’elles devraient sublimer.
Le début annonçait un repas réussi avec une déclinaison de betterave confite, mousse de Comté et pétales tomates à l’épice kankan. Hormis cette épice qui arrachait un peu le palais, cette entrée était bien fraîche et goûteuse (23 €).
Le plat principal, une bavette d’aloyau de bœuf Simmenthal au poivre de Penja et sa purée de carottes, aurait pu être très bon, mais le dit bœuf devait être une vieille vache et la viande (bien cuite au demeurant) était assez dure. Quel dommage car l’équilibre avec le poivre était réussi (25 €).
Le métissage de cette cuisine s’est poursuivi avec le dessert : des fraises dans une infusion de verveine, sorbet au corossol et estragon, cannelle en gelée (18 €).
Eu égard à la chaleur lors de ce déjeuner, je n’ai pris que de l’eau n’ayant même pas l’envie de regarder la carte des vins.
La décoration est jeune, contemporaine et très gaie : tissu riche en couleurs de Pierre Frey, briques brutes aux murs et mobilier en noyer doux et clair (ne pas rater au sous-sol les étonnants WC !!). Les tables sont suffisamment espacées pour tenir une conversation agréable que les voisins n’entendent pas. Le personnel déploie des trésors d’amabilité.
Le hic : des épices africaines qui tuent le produit de base, alors que l’idée de cette cuisine métissée était bonne ; les prix assez élevés et vraiment pas justifiés.
2 Rue Sédillot
75 007 Paris
01 45 51 95 82





