L’expo : Meubles à secrets, secrets de meubles à La Malmaison

Thème inédit au Château de Malmaison : les meubles à secrets et les secrets de ces meubles !

Un ébéniste exceptionnel pour des meubles Empire, Martin Guillaume Biennais, est à l’origine de cette exposition. En effet, l’Ecole Boulle rend à La Malmaison une pièce maîtresse de la propriété, un secrétaire à secrets, qu’elle vient de restaurer et l’idée est donc venue au conservateur des lieux, Isabelle Tamisier-Vétois, de « monter » une exposition autour du parcours de cet ébéniste et des meubles à secrets de son époque.

Nécessaire au chiffre de Cambacérès entre 1798 et 1801 ; collection Emile Hermès

L’idée est intéressante afin de dévoiler au public les mystères qui entourent la conception d’un meuble à secrets dont le but est de cacher des trésors dans des tiroirs eux-mêmes occultés, de dissimuler des serrures, de transformer en un autre meuble le meuble d’origine. Mais cette exposition est nullement figée dans le passé et elle veut aussi montrer à quel point ce mobilier d’antan inspire les créateurs d’aujourd’hui à l’image des pièces de mobilier de Lorcan Ménard ou d’Arthur Catelain.

Dans ses Mémoires, Madame de Genlis écrivait à propos d’un secrétaire à secrets : « j’ai connu par son épaisseur qu’il devait avoir un double fond ; à force de chercher le secret, j’ai trouvé le ressort qui m’a découvert le fond très profond et qui contenait un nombre infini de billets et de lettres de mon frère ».

Si vous aussi vous avez quelque correspondance amoureuse ou autre à cacher, sachez donc que les meubles à secrets existent encore de nos jours.

Insidias 2018 d’Arthur Catelain

On peut seulement déplorer que ne soit pas abordé le travail des ébénistes majeurs du XVIII ème siècle, que ne soient pas mentionnés les meubles à secrets de maîtres artisans tels que Bernard Van Riesenburgh, Jacob, Roger Vandercruise dit Lacroix, Migeon. Mais cela s’explique sûrement par le fait que le Château de Malmaison n’est que tourné vers l’Empire, ayant été la demeure privée de Napoléon et de l’impératrice Joséphine. Il est donc – peut-être – normal de ne pas faire allusion au raffinement des meubles à secrets ou des secrétaires à cylindre d’ébénistes tels qu’ Oeben ou Riesener, lesquels reprenaient partiellement le goût venu d’Allemagne pour les meubles mécaniques. La thématique est abordée sur la période Consulat – fin de l’Empire et mort de Joséphine.

Barbière au chiffre du prince Eugène vers 1810 – 1812 ; collection du Château de Malmaison

 

Château de Malmaison

Secrétaire à abattant de Mansion 1806 ; mobilier de La Malmaison

Avenue du Château de Malmaison

92 500 Rueil Malmaison

01 41 29 05 56

Expo et château ouverts tous les jours sauf le mardi jusqu’au 18 février 2019

 

 

Par ailleurs si vous le sujet vous intéresse et que vous allez à Londres, passez au Victoria and Albert Museum : une très belle commode-secrétaire y est exposée et une télévision montre les différentes facettes de ses tiroirs cachés.

 

1 Comment
  • lorène schmitt
    Répondre 17 décembre 2018at16:07

    avec ces trucs on oublie qu’on a cacher quelque chose ….

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