Les Artizans Bistro & Gâteaux

Bistronomie et convivialité orchestrée par deux amis et compères du salé-sucré chez ces Artizans là !

A deux pas de la belle église Saint Eustache, la rue Montorgueil n’en finit pas d’évoluer ! Les « prêts à manger » de toutes sortes succèdent aux pizzerias et notre cuisinier de déplorer que la rue ne monte pas un peu plus en gamme. Il faut dire que le coin est ultra populaire, que le trou des Halles n’en finit pas d’être en travaux et que la proche rue St Denis attire encore et toujours son lot d’énergumènes de tout poil.

La façade extérieure

En revanche, la vitrine des Artizans et ses superbes gâteaux prouve effectivement qu’ici on est sur un registre un peu différent. La rondeur des choux est parfaite, les chocolats de couverture bien foncés et puissants, les glaçages bien brillants et les caramels fondants entre les couches de gênoise ou de biscuits macaronés. Donc si vous entrez ici, c’est avant tout car votre œil aura été attiré par la pâtisserie et vous aurez bien raison car elle est parfaitement exécutée par Mathieu Mandard, un marseillais élevé en Savoie. Premiers pas chez Patrick Chevallot, le Mof chocolatier qui fait courir le tout Val d’Isère ; puis chez Philippe Segond, un autre Mof d’Aix, avant de créer à Moscou le café Pouchkine. Ses gâteaux sont riches, denses ; mais intéressants dans leur superposition de diverses textures et recherchés dans le goût malgré des saveurs ultra classiques (chocolat, caramel, marron, citron).

Lotte purée de pommes de terre et piquillos

Mais avant de prendre quelques calories avec le sucré, un peu de salé s’impose d’autant que s’il flirte avec des registres très classiques il est bien maîtrisé et exécuté. Le salé est du domaine de Patrick Canal, un catalan appartenant à une famille de gourmands et de cuisiniers qui l’ont poussé à travailler dans ce secteur. Il passe à La Tour d’Argent, au Dôme à Montparnasse, au Bristol, chez Prunier ; mais ce qu’il aime avant tout c’est la cuisine bistrotière. Donc quand il décide de créer son propre restaurant c’est dans ce domaine là qu’il s’oriente et pas sur la hautement gastronomique.

De petits rondins de bois et des pierres brutes dans la salle

Pour débuter une entrée à 12 € avec des œufs cocotte bios étalant leur jaune dans une crème de cèpes, une friture de ravioles de crevettes, duxelle de champignons et sauce yaourt.

Sur une ardoise s’affichent les plats principaux : plancha de lieu jaune et légumes, hachis parmentier ou à la carte un magret aux épices purée de patates douces, poulet polenta crémeuse et jus à l’estragon. Les plats arrivent bien chaud dans leur petite casserole en cuivre et ils donnent comme l’impression d’une cuisine bourgeoise de bon relais de campagne d’antan, en une époque où le client n’avait pas peur pour sa ligne de manger du boudin noir, des pommes de terre rissolées et ‘rissolantes’ de beurre.. Pour ma part je me suis régalée de beaux tronçons de lotte et de leur purée de pommes de terre et des piquillos (28 €).

Ne cherchez pas des grands crus bordelais dans la carte des vins. Patrick Canal préfère les Côtes du Rhône et les vins du Sud-Ouest ainsi que les vins de petits vignerons aux grands noms des mythiques châteaux du Bordelais.

Des gâteaux très esthétiques comme ce Mont-Blanc

Les Artizans Bistro & Gâteaux

30 rue Montorgueil

75001 Paris

01 40 28 44 74

Formule à 3 plats à 35 € et menu déjeuner à 23 € sauf le week-end

Entrée à 12 €, plat à 23 €.

Ouvert tous les jours

 

 

 

 

 

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