Les jardins de La Ballue
En Ille et Vilaine les jardins de La Ballue peuvent s’enorgueillir à juste titre d’être doté du label ‘jardin Remarquable’. Visite avec la propriétaire Madame Mathon.
Entre Combourg, le très austère château de Chateaubriand et Dol de Bretagne ; La Ballue dresse son superbe château ‘Monument Historique’ et ses jardins classés éparpillés dans cette petite vallée du Couesnon.
Un bâtiment bien restauré pour traverses les époques depuis le XII ème siècle
Une ancienne place forte avec donjon, pont-levis, colombier, chapelles remontant au XII ème qui a été rasée avant que ne soit reconstruit un château entre 1616 et 1620 par Gilles de Ruellan, fermier des impôts de Bretagne, dont les terres furent érigées en marquisat.
Une résidence secrète de la résistance chouanne pendant 6 ans de 1790 à 1796.
Un ensemble vendu comme bien national à la révolution, puis transformée en verrerie royale au XIX ème siècle.
Un refuge pour jeunes juives qui s’y cachèrent lors de la 2nde guerre mondiale.
Un abandon pendant 30 ans avant le rachat par l’éditrice et mécène Claude Arthaud laquelle restaure, dessine les jardins actuels. D’autres restaurations par de nouveaux propriétaires dès 1995 avant que les Mathon, actuels propriétaires, ne poursuivent sans relâche la valorisation de ce lieu remarquable.
Malgré le nombre important d’occupants de ce château, la propriété reste ‘dans son jus’ initial et garde toute sa beauté, son charme. Preuve en est les artistes et écrivains qui fréquentèrent ces jardins : Balzac, Hugo, Musset, Cholodenko, Tal-Coat….
Un jardin ? Non des jardins !
Il fallait l’énergie et la passion de C. Arthaud pour recréer des jardins qui étaient devenus des prairies retournées à l’état sauvage pendant 30 ans !! Celle-ci s’est fait aider par les architectes F.H. Stevens et P. Maymont.
Passez la cour d’honneur au nord et son classicisme : vous découvrirez au sud et alentour pas moins de 13 jardins, chambres de verdure qui combinent la géométrie du modernisme au symbolisme classique. D’un côté, des espaces savamment orchestrés et à la végétation maîtrisée ; d’un autre des végétaux à la croissance volontairement libre ; plus loin une symphonie de verts, de bleus, de blancs ; là des couleurs mélangées qui se répondent en mix-borders ; au détour d’une allée un labyrinthe révélant sa part de mystère ; après les allées de tilleuls, la poésie de topiaires en buis et / ou ifs ourlés de glycines et la surprise d’une statuaire cachées entre fougères arborescentes, magnolias colorés et hydrangeas si légers dans leurs fleurs.
La gaité des jardins contrecarre la sobriété des murs granitiques ; laissant le visiteur ébahi par tant de beauté naturelle mais maîtrisée par l’homme.
Château de La Ballue
35 560 Bazouges-la-Pérouse






