Le Parc des Oiseaux, une plongée dans l’avifaune mondiale

La reporter, Patricia M. Colmant, est partie dans l’Ain et y a visité le parc des oiseaux, une merveille de plumes et de couleurs des innombrables oiseaux présents.

De nombreux ombrages, des plans d’eau à foison aux alentours et le chant discret d’oiseaux qui n’hésitent pas à faire le show, à l’occasion, pour se faire apprécier. Le parc des oiseaux, au cœur de la Dombes et ses mille étangs, dans le département de l’Ain, est une visite estivale idéale, y compris par grande chaleur.

Les cigognes viennent souvent se poser au parc des oiseaux, y trouvant gîte et couvert

S’étalant sur 345 hectares, ce parc animalier unique en Europe abrite 210 espèces, soit plus de 2000 oiseaux. Et tous rivalisent de couleurs chatoyantes comme la colonie de flamants roses qui vous accueille à l’entrée. On déambule sous les frondaisons des arbres qui mettent tant les visiteurs que les oiseaux au cœur d’une nature protectrice. De loin en loin, une découverte vous attend et le fait de pouvoir pénétrer dans les immenses cages et de côtoyer les oiseaux qui s’y promènent en confiance est magique. Rencontre, dans l’espace Pantanal, des flamboyants ibis rouges ou de le spatule rose au plumage de différentes nuances tendres et son long bec aplati. On les observe sous le regard curieux d’un ara bleu turquoise et jaune.

Un oiseau rare, la spatule rose, dans l’ espace Pantanal en compagnie des ibis et grands perroquets aras

Au détour d’un bosquet, la crique des manchots de Humbolt qui a rouvert cette année en avril, mérite un détour pour son originalité. Ses oiseaux marins dont les ailes sont devenues nageoires et qui vivent sur les côtes chiliennes et péruviennes, batifolent toute la journée dans leur bassin comme on peut l’observer, grâce à un mur de verre.

Nos pas nous conduisent à la Tour Panoramique qui, depuis dix ans, permet d’observer depuis ses 27 m de haut, les cigognes sauvages qui ont trouvé refuge au parc, telles de vraies squatteuses qui profitent du gîte et du couvert. Le coup d’œil d’un côté sur l’étang principal avec, dans le lointain, la silhouette du Mont-Blanc et de l’autre, sur la canopée dont émergent de gros nids sur quelques grands arbres est très beau. A la saison, on peut voir les cigognes élever et nourrirent leur petit.

Se réchauffant au soleil, un goura, soirée de pigeon huppé

On vous recommande au Loris loft, la découverte du loriquet arc-en-ciel, un petit perroquet charmant, pas farouche, même affectueux qui n’hésite pas à vous lécher l’oreille de sa langue rugueuse. Pour l’amadouer on peut acheter des petits gobelets de nectar.

Le loriquet arc en ciel est un petit et familier perroquet

Non loin de la boutique, la jungle tropicale vous attend avec ses sterns incas à moustache blanche et son bec et ses pattes rouges. Attention à ne pas marcher sur le Goura, joli pigeon huppé à la tête bleutée, qui s’étale de toutes ses ailes sur le sentier pour prendre un bain de soleil.

Ce parc, imaginé il y a une soixantaine par un vétérinaire soucieux de rapprocher l’homme des oiseaux et de leur environnement, abrite l’une des collections les plus belles et diversifiés d’Europe. Au-delà de sa curiosité touristique indéniable, il joue un rôle de sensibilisation à la biodiversité et à la fragilité de l’avifaune. L’incontournable spectacle quotidien des oiseaux en vol, véritable ballet de plumes et de couleurs qui frôlent la tête des visiteurs, est source d’émerveillement, de surprise et d’émotion.

Le stern inca à moustache blanche

Le parc, ouvert d’avril au 11 novembre, propose au fil de la saison, des ateliers découvertes, des expositions, les Étincelantes et des concerts, les Musicales à la fin de l’été.

Texte et certains visuels de Patricia-M. Colmant

www.parcdesoiseaux.com

Situé à 30 mn de Bourg-en-Bresse et de Lyon et 1h30 d’Annecy et Genève

Accessible par le train, gare Villars-les-Dombes (Ain)

Certains visuels de F Bereziat

Haute de 27 m, la tour panoramique offre une vue sur la canonnée et les proches étangs

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