Greco au Grand Palais

Ne ratez pas la 1 ère grande exposition en France consacrée au Greco : superbe !

Certaines personnes n’aiment pas les corps décharnés et verts d’eau, les visages livides annonciateurs de la grande faucheuse des personnages de certaines toiles… On l’a dit fou, hérétique, mystique ! Et pourtant le Greco c’est magique et surtout tellement actuel et moderne, alors qu’il a peint au 16 ème siècle.

Portrait du cardinal Nino de Guevara ( vers 1600)

Il y a de la grandiloquence de Caravage, des couleurs du Titien (quels rouge, vert et bleu dans les drapés des tissus), de l’héroïsme d’un Michel-Ange.

Né en Crète, Doménikos Theotokopoulos part se former en Italie et deviendra, par l’épanouissement de son art en Espagne, un des grands maîtres de la Renaissance.

Saint Pierre pénitent

Dans la botte italienne l’art se partage entre Titien qui domine la cité des doges et Michel-Ange à Rome et au Greco de voir se forger un style pour s’imposer face à ces deux très grands talents.

Tout est pour lui à réinventer. Alors que l’Eglise cherche à reconquérir les âmes face à l’iconoclasme du protestantisme, il se jette à fond dans la peinture religieuse et exécute de nombreux portraits d’éminents religieux avant d’avoir des commandes -entre autres royales – de monumentales toiles pour des églises.

St Pierre et St Paul (vers 1595 – 1600)

Dans sa ville de Tolède, Greco se révèle être un prophète de la modernité et un artiste inouï de la couleur.

L’agonie du Christ au jardin des oliviers (vers 1590)

Grand Palais

Du 16 octobre 2019 au 10 février 2020

En ouverture une piéta (1580-1590)

 

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