Bar-le-Duc raconté par Ligier Richier

Ligier Richier, le sculpteur meusien de la Renaissance vous entraîne – avec un petit décalage dans le temps – dans la ville de Bar-le-Duc où deux de ses œuvres sont exposées dans l’église Saint Etienne.

Place au guide Ligier Richier !

« Certes je n’ai pas vécu à Bar, ayant ma résidence dans la voisine Saint- Mihiel ; mais j’entends vous décrire cette ville dont les origines remontent au 1 er siècle après JC ».

Statue en hommage à la famille Michaux, inventeur du vélocipède

« Vers 951, le duc Frédéric d’Ardenne construit un château fort sur l’éperon rocheux et cela déterminera encore dans les siècles suivants l’appellation de ville haute et ville basse. Mais c’est à mon époque, La Renaissance, que la cité connaît un essor considérable accompagné de paix, de prospérité, de stabilité politique, de développement culturel et économique. Plus tard au XVII ème siècle, ma ville connaîtra des conflits avant d’être définitivement annexée au royaume de France en 1766, puis de devenir chef-lieu de canton après la révolution et de s’engager dans l’ère industrielle. Il paraît que la ville est le berceau de plusieurs innovations : le moteur Diesel, le vélocipède par la famille Michaux. »

L’hôtel de Florainville (16-18 ème siècle) devenu le palais de justice

« C’est au XXème siècle qu’elle connaîtra les affres de la Grande Guerre, étant le point de ravitaillement de Verdun. Les cimetières militaires sont nombreux et le conflit de 39-45 apportera son lot de morts sur le champ de bataille ».

« Passez à l’office de tourisme, un livret vous donnera des exemples de circuit court ou long pour déambuler dans les rues, admirer la ferronnerie et les armoiries de la ville, l’îlot de la Halle, l’hôtel de Salm, la tour de l’horloge, le pressoir, l’hôtel de Florainville, la maison des deux barbeaux, le collège Gilles de Trèves qui deviendrait un lieu d’expositions ultra contemporaines, ect… En 1 H 30 ou 2 heures vous aurez fait une balade entre ville haute et basse. »

« J’aime tout particulièrement le château des ducs de Bar qui sera dans le futur appelé le musée barrois. Sur un piton rocheux il domine la vallée de l’Ornain et offre une belle vue sur toute la cité et l’église St Etienne pour laquelle j’ai travaillé (j’y reviendrai plus tard). »

Le captif du musée barrois

Salle voûtée du musée barrois

« La collection de ce musée encyclopédique possède une de mes sculptures, ‘Le Captif’, où mon style se reconnaît facilement dans la vivacité de l’attitude malgré les chaînes aux pieds du prisonnier, dans son anatomie, dans la beauté de sa barbe et le drapé de sa tunique. »

« Mais c’est surtout dans l’église St Etienne qu’il vous faut aller pour mon travail le plus célèbre : le décharné et la crucifixion aux deux larrons. Mon ‘ écorché’ m’a été commandé par Gilles de Trèves, chanoine-doyen de la collégiale à Bar pour décorer la chapelle des Princes. A l’opposé des cadavres macabres en vogue au Moyen Age, j’ai créé une anatomie squelettique, mais vivante malgré son état de transi-pétrifié. Il est debout, presque en majesté, la tête dirigée vers le ciel. Comme l’emblème de la maison de Lorraine est un « bras armé », j’ai fait lever son bras gauche à mon squelette et sa main tient un cœur. A son bras droit est accroché un cartouche où rien n’est inscrit, rappelant ainsi l’anonymat de la mort. »

Le transi, le décharné ou l’écorché : appellations de cette oeuvre magistrale de Ligier Richier

« Aux côtés de cette pièce longiligne en pierre calcaire, mon ‘Christ en croix avec les deux larrons’ est en bois polychrome. Ici j’ai donné aux suppliciés des expressions très justes. La douleur du Christ renforcée par le poids de la couronne d’épines est palpable ; le mauvais larron est tout contorsionné avec un visage crispé, alors que j’ai donné au bon larron un visage plus calme, sachant qu’il a d’ores et déjà une place auprès du Père Là-Haut. »

Quelques tables dans le restaurant Côté Cépages

La dorade du Bistro Saint Jean

« Après l’élévation de votre âme, place au matériel et vous aurez sûrement faim et aurez besoin de repos. Donc je connais pour vous quelques adresses dont un bon écho m’a été rapporté. Au Bistro Saint Jean, la cuisine est gastronomique (belle dorade et ses légumes printaniers et émulsion citronnée à 25 €) ; mais vous devrez bourse délier (env. 55 € pour 3 plats). En revanche, l’estaminet ‘Côté cépages’ est d’un bon rapport qualité / prix et il possède surtout une cave inouïe avec de superbes flacons de vins et spiritueux (whiskies, rhums, ect…). A 22 € vous dégusterez une quiche lorraine salade + un sauté de veau aux épices + une île flottante. »

« Pour vous reposer, la récente ‘Villa des Ducs’ est une chambre d’hôtes spacieuse et intimiste à la fois. »

« Bon séjour dans cette ville ».

 

Office de tourisme, 7 rue Jeanne d’Arc 55 000 Bar-le-Duc

Musée barrois, esplanade du Château

Bistro Saint Jean, 132 Bd de la Rochelle

Côté Cépages, 18 rue Bar la ville

La Villa des Ducs, 61 Bd Raymond Poincaré

www.tourisme-barleducetbarrois.com

www.meusegrandsud.fr

www.tourisme-meuse.com

La Christ et les deux larrons de Ligier Richier

 

 

 

 

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