Le bois tronçonné de Guillaume Belin de Chantemele
Au salon Animal Art Bruxelles où il a reçu la médaille d’or de 2026, j’ai découvert le travail de sculpteur de Guillaume Belin de Chantemele : des animaux en bois sculptés à la tronçonneuse.
Tilleuls, cyprès, charmes, ifs : tels sont les arbres que travaillent Guillaume Belin de Chantemele à la tronçonneuse. En aucun cas ce n’est avec lui le film « massacre à la tronçonneuse » ! Belin est un doux, un passionné, un artiste qui a récemment en 2023 découvert sa passion et son art. D’ailleurs il n’utilise que des arbres tombés à terre, morts et ne débite pas un arbre pour le seul plaisir de réaliser ses sculptures. Cet homme est bien trop amoureux de Dame Nature, de sa faune et de sa flore pour la massacrer ; alors que des billes de bois récupérés par ci par là font parfaitement l’affaire.
Un étonnant parcours
Rien ne prédestinait Guillaume Belin de Chantemele à cette évolution professionnelle, si ce n’est ce coup de foudre pour la matière bois qui est pour lui source de sensations tant par son odeur, sa composition, le bruit engendré par l’outil tronçonneuse.
Attiré par le dessin depuis l’enfance Guillaume Belin de Chantelemele devient graphiste dans l’univers des cosmétiques et élabore les packagings de crèmes et soins. 25 ans d’expériences donc dans la communication marketing avant de se reconnecter dans le Sud de la France, à Saint-Georges d’Orques, à la nature sauvage, celle des forêts et des animaux sauvages.
Des sources fortes d’inspiration
Guillaume Belin de Chantemele a toujours été fasciné par les grands espaces, les balades matinales en forêt où les animaux peuvent encore être observés. Une visite, celle des grottes Chauvet et de ses peintures rupestres ; une rencontre avec Jean Jacques Annaud lors du tournage du film L’ours. Pour cet artiste, l’émotion fut très grande tout comme elle l’est aujourd’hui quand il observe un faucon pèlerin en plein vol, un cervidé sautant un bosquet. Se souvenant de l’ambiance, du mouvement, de la lumière, des couleurs d’un pelage, d’un plumage ; il aime à les faire revivre, ultérieurement et à nouveau, par son travail.
La technique qu’il utilise
Guillaume Belin de Chantemele prend un bloc de bois brut et le taille à la tronçonneuse, outil qui va ébaucher puis dessiner petit à petit l’œuvre. La forme initiale du morceau de bois peut à elle seule être déjà un début de dessin de l’animal. La tronçonneuse ne peut évidemment aller dans la finesse : sans excès de détail il cherche à demeurer néanmoins le plus réaliste possible. Pour creuser les yeux par exemple, il termine l’œuvre à l’aide de gouges et les rend vivantes par des pigments naturels du Vaucluse.
A la fois brut et poétique, le travail artisanal de Belin de Chantemele interpelle l’homme : sait-il encore voir la nature, avant même de l’admirer ? Saura t’il la préserver dans le futur?
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