L’Améthyste au Daria I Nor de l’Alpe d’Huez

Expérience gourmande et très esthétique au restaurant gastronomique du nouvel hôtel 5 étoiles de l’Alpe d’Huez, le Daria I Nor.

De passage pour quelques jours de congés à l’Alpe d’Huez, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller jeter un œil au nouveau complexe hôtelier Daria I Nor et de tester l’un des 2 restaurants de l’établissement, l’Améthyste.

Ecrevisse poireaux réglisse

25 couverts seulement ; une petite salle avec de grandes baies vitrées ouvertes sur la montagne ; des murs sobrement décorée d’enduits et peintures dans des superpositions de beige, de mauve et de bordeaux rehaussés de touches or ; deux personnalités talentueuses aux commandes de cette table avec le jeune chef, Stéphane Tarabla, ex Barmes de l’Ours à Val d’Isère, La Signoria à Calvi, Les Campanules à Tignes, et le sommelier, Emmanuel Amblard qui a travaillé au Crillon, au Gavroche londonien, au Negresco à La Chèvre d’Or….

Ce gastronomique propose 2 menus à 65 et à 90 €. Le Brut ‘basique’ est la première cuvée à boire pour tester une maison de champagne ; s’il est bon et ‘tient la route’ les millésimes seront alors excellents. Il en est de même ici : le seul menu à 65 € est révélateur de la dextérité du chef.

L’anguille fumée

Début des festivités avec l’iodé d’une anguille fumée sur choux fleur et noisettes et une écrevisse nageant dans un bouillon de crustacés rehaussé de poireaux que j’accompagne, comme pour tout le reste du repas, d’un vin de Savoie (région voisine oblige), un Chignin Bergeron 2012 du domaine Louis Magnin (55 € la bouteille) rendu épicé et fruité par sa belle maturité. Purée de choux cuite et émincé cru et croquant pour contrer le fumé de l’anguille, douceur de la nage pour laisser s’épanouir la finesse de l’écrevisse.

Pour poursuivre deux bouchées végétales qu’adoreront surtout les addicts des racines et des légumes oubliées : un panais au foin et à la truffe melanosporum puis du butternuts crémeux et sa faisselle. Ces plats me permettent de tester un vin de Savoie rouge, la Mondeuse cru Arbin 2013 du Domaine Louis Magnin (55 €).

Panais au foin et à la truffe melanosporum

Dense, tanique, aux arômes de myrtille, cette Mondeuse, apte à une certaine garde puisque le vin a 5 ans, s’associe parfaitement à la viande que j’avais choisie : une volaille dont le très tendre suprême est relevé par du choux et des noix.

Posé près d’un beau bloc d’améthyste, le plateau de fromages fait la part belle aux spécialités d’Isère avec des tommes, des crottins de vache et de chèvre.

Pour terminer en apothéose, le sucré adoucit les papilles avec un beau pré-dessert : une pomme en 3 fins cannelonnis dont l’un est rempli de crème de châtaigne ; l’ensemble très esthétique est couronné d’un sablé beurré en forme de pomme. Mais le dessert principal est plus intéressant encore et design : une cigarette garnie de chocolat, mousse au chocolat et poire.

La truite

Le pacs avec ces desserts était bien sûr une cuvée de ce même Domaine Magnin, un petit domaine familial de 8 hectares implanté dans le village d’Arbin à proximité de la ville de Chambéry. Visiblement mais à juste titre apprécié du sommelier Amblard, le vin était un Vertigo 2010, un vin doux sucré mais qui avait gardé une fort belle fraîcheur. Sans la sucrosité d’un Sauternes ou d’un Jurançon, ce vin se mariait fort bien avec le chocolat.

La pomme

L’Améthyste

L’Eclose

04 79 31 18 65

en ouverture d’article, la poire et le chocolat

Autre article présentant l’hôtel lui même et un article présentant la station

5 bonnes raisons de venir à l’Alpe d’Huez

Le Daria I Nor à l’Alpe d’Huez

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1 Comment
  • Elworthy
    Répondre 6 février 2019 at 13:58

    La nouvelle pépite de la station, je confirme. Accès direct aux télécabines, un grand luxe

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